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Ponctuations

par michel

 

J'aimerai écrire des contes baroques,

des histoires à dormir debout, des bouts de tout,

des bouts de rien, des bouts de rien du tout.
Avec rimes et peu de raison, de saison point trop,

pas trop de points non plus, ni sur les i, ni surtout de point final...

Final-ement, j'aimerai y mettre rien que des virgules,

de celles qui vous posent une phrase,

de celles qui vous posent tout simplement,

comme un soupir sur la portée.

Mais mon régal serait de maîtriser le point-virgule,

cet insaisissable, ce ...j'pourrai bien mais....

Ah! le point-virgule mérite bien une apostrophe,

tiens ! même..des guillemets

 

 

Mais de guillemets, point trop n'en faut;

car en toute chose le trop est néfaste.

Il est lourd, presque obscène, en tout cas déplacé,

À la limite du superflu, les scories ....les ...

Mais je m'égare, je digresse, je pataquès....

qu'est-ce donc que cette envie immodérée,

pressante, obscène de vouloir se coucher sur le papier.

De déposer en vrac, comme un sac de bric à brac,

des mots aussi étrangers les uns aux autres

que vous et moi nous lisons ....

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Rouge

par michel

 

 
 

 

Le noir est rouge,
rouge c'est le noir.
Dans ma mémoire
une flèche bouge
et chavire en heurt.
Errance de ma destinée,
gare au bonheur
de n'être pas né.
 
L'empennage souillé,
elle ressort vibrante
 d 'être toujours vivante,
ayant ma vie otée.
Laissant en son sillage,
 brûlure insoutenable,
mon âme en saccage,
de lambeaux misérables.
 
Toute vie fuyante,
courant après ma sève
qui s'écoule me perdant.
Point de salut ni trève,
de douleur, d’autre point
que ce fugace remord
qui m'assaille et me tord,
comme la mort d'un chien

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Mon jumeau

par michel

 

Mon jumeau

J’avais un jumeau qui me ressemblait
Tant, qu’à être lui je m’amusais
Sans même qu’il le sache
Je lui jouais des tours potaches

En me cachant, aux belles cyclistes
Je faisais le coup du pneu qui fait pschitt
Mon frère non-loin se faisait houspiller
Étant du tournevis le malandrin désigné

D’un hamburger nous faisions paire
À lui le pain, à moi pâté de chair
Lui c’était le candide moi le vantard
Des deux qui sera le plus veinard ?

À l’aube de notre vie adulte
Séparés nous étions comme liés
Ce que faisait l’un l’autre l’avait pensé
D’une simple pensée nous faisions la culbute

D’aucun nous traitaient en pot-de-colle
À nous voir même loin toujours si proche
Quel avenir eussions nous tiré de nos poches
Que celui d’être toujours à la même école

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De l'art de la copie

par michel

 

De l'art de la copie

Foin de celui qui vole nos écrit sans en ajouter de citation...

Un menteur par omission est le pire des menteurs, il ne donne pas ..il prête à...
penser, à croire, à louanger, estrapoler en spoliant le droit des autres, autruis, auteurs...

Ceux qui, fort de leur droit, ne rechigent pas à s'échiner afin que leur travail se fit trouvailles, et pépites pour les épistoliens de pupitres.
Les pisses-copies qui les grugent, souvent, ne sont pas conscient de leur vilennie, non ! ils le nient et le renient. Croix de bois, croix de...jurent-ils à leurs grands dieux, je ne suis odieux qu'en omission, délit bénin qui n'est point trop chagrin, ce me semble?

Voici ce qu'en deux mots aurait pu vous répondre le malandrin, si son esprit ne descendait pas toujours dans ...l'escalier!

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l'automobiliste

par michel

l'automobiliste

 

Mobile des heurs,

Mobile des malheurs

 de petit tueur.

 

Mobile et alibi,

alibi du bon droit,

droits du malappris.

 

Rustre et frustré,

debout sur le champignon,

hurle haro sur le pépé.

 

Gêne du sans gêne

qui lui casse sa sacro

et sainte moyenne.

 

Frustré  de ne plus être,

Par le fou qui le dépasse,

Le roi du chronomètre.

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La pluie

par michel

 

La pluie

A tout lessivé

des jours durant

rincé, essoré

 

Branches et rameaux

n'en peuvent plus

de ces ruisseaux

 

 les voir fait pitié

innondés et ployants

comme dépités

 

advienne un zéphir

un souffle, une brise

un soupir

 

 alertes les frondaisons

s'élancent, s'ébrouent

dans un frisson

 

soudain, rassérénées

conquérantes et fières

comme libérées 

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De l'amour

par michel

 

De l'amour

 

En dire du bien n'est rien

Avec toujours mots de velours

De langage fleuri on le loue d'un rien

De prose insipide on bat tambour

 

Jamais en cœur et âme on ne dit

Combien de blessure il ouvre

Combien par douleur assujettit

On éprouve, renie de par son oeuvre

 

Tu ne l'as ni ne peux l'atteindre

En son nom, tu te dénies

Il n'est ni ta vie, ni ton ami

Seul le soupir d'un cœur à étreindre

 

Dire l'amour c'est comme rêver

Un rêve qui passe et laisse

À sa suite un sentiment d'inachevé

Un cœur qu'on traîne en laisse

 

De l'amour, bien mieux vaut

Abstenir de sa bouche et bannir

Des mots justes pour éblouir

Un cœur de rien, cœur à ébaubir

 

Nuls mots, paroles, dires et poulets

Ne peuvent apporter un air quelconque

De ce qu'est réellement, ce masque

Seul l'inconnu peut le maîtriser

 

Il chemine et d'un pouce il trousse

Et la rime bénie et  l'alexandrin divin

Celui qu'un monde cherchait en vain

Las, déjà loin, le temps d'une caresse…

 

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Bourrasque

par michel

Le vent dur flagelle les toitures,

les entretoises vibrent sous l'ardoise,

en murmures gémissent les murs,

les croisées des fenêtres se toisent,

le sol même se dérobe à l'entresol

et au sous-sol valsent les parasols.

 

Dehors les platanes se courbent et ahanent

en gigue sous la tramontane, comme pavane.

J'aime ce vent qui me rend presque dément,

et en ferme, de folie je serais son amant.

 

D'une délicieuse étreinte, je la ferai mort affreuse,

et amoureuse, qui m'entrainera  enjôleuse.

Ce jour n'est plus,  je ne suis plus,

La Dame m'a prise et de la bise,

tel l'embrun, ne flotte que son parfum.

Point de chagrin juste manque la fin.

Et je suis là prostré,immobile, las

de n'être que cet homme à la fenêtre de sa vie 

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Je pars

par michel

Je pars

 

De guerre lasse, je pars.

 Ce lointain puéril me fait gémir.

Blanc de rage, je pars

Las, que d’être là, à me travestir

 

Foin de guenilles et d’oripeaux

Je n’en veux et n’en puis plus

Aux orties je les lance, je suis nu,

Rien que le vent cinglant ma peau.

 

Les gens passent et se gaussent :

Quel balot, sans même de sabots !

Se retournant, du doigt, ils me tancent :

Voyez-le vêtu de rien comme un nigaud !

 

De ces moqueries aigries je n’ai cure,

Il me faut dépasser ce que j’endure

Et mener mes pas vers le couchant

Qui me fera voir le dernier chant…

Celui d’un cygne si noir

Que je crains de m’y voir en miroir

Reflet de mon âme, de mon cœur ?

                                              Quoi ? Est-ce déjà  l’heure ?

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Moi aussi .....

par michel

 

                            Moi aussi .....poème à l'enfant privé d'école

À l'école j'aimerai aller,

Afin de pouvoir m'envoler

Et atteindre l'inacessible

Savoir des sages, transmis

Par les mots qu'ils ont écrits

En des parchemins invisibles.

Qui donc m'offrira enfin 

Ce que j'attends et espère

Qui assouvira ma faim

Ma soif à devenir prospère;

La plume et l'encrier,

La feuille et le bureau

Ça serait si beau,

que je me prends à rêver...

 

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